Numérique et transition énergétique en Europe : entre complémentarité et contradiction

 

 

Aujourd’hui, au sein de l’Union européenne, on ne parle plus que de transition énergétique. L’enjeu est de parvenir à évoluer vers un modèle de développement plus durable, plus respectueux de l’environnement, tout en maintenant le rythme de croissance. L’idée d’une transition énergétique 3.0 apparaît alors très séduisante. Allier énergies renouvelables et nouvelles technologies numériques est considéré, au sein des sphères européennes, comme la solution permettant d’atteindre les différents objectifs de l’Union. Exploiter à plus grande échelle les énergies renouvelables permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et le recours aux technologies numériques permet de le faire de manière intelligente et rationalisée, apportant ainsi plus de dynamisme et d’efficacité. Le coupable des problèmes environnementaux actuels, le progrès technique, deviendrait alors le sauveur.

Nos auteurs nous exposent cependant l’autre versant de cette solution miracle qui comporte de nombreuses limites, tant du point de vue technique et économique pour une généralisation de ce modèle à grande échelle, que du point de vue environnemental, les effets cachés et pervers laissant apparaître un modèle de développement bien moins vertueux qu’il n’y paraît.

Le vrai point faible de la tradition énergétique 3.0 est qu’elle ne vient pas s’attaquer à la source des problèmes environnementaux actuels, qui est le mode de consommation établi dans nos sociétés. C’est peut-être ce paradigme social que l’Union devrait renverser pour se diriger vers un modèle de société plus sobre.

 

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Illustration : Flickr

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