Le socialisme est mort en Israël, vive le nationalisme ?

Shimon Peres

Dans son article, Sacha Bentolila fait le constat historique d’un déclin du socialisme en Israël, notamment marqué par la rupture entre sionisme et socialisme à partir des années 1970. Dès lors, c’est un socialisme de « synthèse » qui domine, faisant progressivement une place au libéralisme.

En 1977, c’est la chute ; le parti socialiste perd une majorité qu’il n’a pas encore reconquise à ce jour. Sacha Bentolila y voir pour cause, d’une part, les échecs successifs de ce gouvernement à enclencher le processus de paix israélo-palestinien depuis trois décennies. Mais ce n’est pas tout, il s’agit également d’un véritable vide idéologique, impuissant à contrer l’engouement pour l’approche monétariste de Friedman et Thatcher, qui a joué un rôle essentiel dans la décadence du parti travailliste.

L’alliance des sionistes libéraux révisionnistes, actée à la fin des années 1970, a alors su convaincre par des arguments axés sur la protection et la sécurité. Toutefois, la montée en Israël du religieux et des partis nationalistes encourage à penser que cette alliance entre aujourd’hui dans une phase d’affaiblissement. Le changement se fait pressant. Sacha Bentolila invite le socialisme israélien à se saisir de cette opportunité pour reconquérir une part d’électorat en initiant une nouvelle dynamique politique basée sur un programme crédible et soutenue par un leader charismatique. Le défi est de taille pour les progressistes.

 

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[Illustration : Shimon Peres, Licence Creative Commons]

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